Top 5 des fausses croyances tenaces des investisseurs

Bâtissez-vous un portefeuille gagnant pour moins de 4 euros par mois

Voici un excellent article de Fabien Major du majorblog.net que je partage avec vous.

1-Juger des titres en fonction de ses habitudes de consommation. Vous n’allez jamais chez Gap, Tim Hortons, McDo, Shell ou Jean Coutu ou BMO? Et pourquoi cela en ferait des investissements inadéquats? Rappelez-vous, il n’y a pas de lien entre vos goûts personnels et la saine gestion d’une entreprise. Le contraire est aussi vrai. Prenez par exemple la compagnie de beignets (extra cholestérol) Krispy Kream. Le public avait beau apprécier le produit, la direction a fraudé les actionnaires et dilapider les coffres. Produit alléchant, mais entreprise médiocre.

2-Condamner une marque de produit financier …pour ses erreurs ou simplement en raison de la volatilité du marché.  En 2005 une nouvelle cliente a acheté avec moi, un excellent fonds Fidelity de titres canadiens. Quelques jours après la transaction, celle-ci m’appelle pour annuler le tout et exige de ravoir son argent. Motif: En 2000, sa mère a fait un placement dans un fonds techno de Fidelity. Celui-ci lui a fait perdre beaucoup d’argent, lorsqu’elle a décidé de céder à la panique et de vendre au pire moment. Loin de reconnaître ses torts, la dame a ainsi responsabilisé TOUTE la firme de ses déboires. Comme la peste, à ses yeux Fidelity est responsable de toutes les calamités et vaut mieux empêcher sa progéniture de toucher à cette plaie d’Égypte! La superstition en finance n’est pas la conseillère la plus fiable.

3-Acheter des obligations, c’est gratuit. ERREUR! Rien n’est gratuit. Ni dans le monde financier, ni ailleurs. Il y a des frais de transactions, commissions ou honoraires-conseils sur TOUT. En ce qui concerne les obligations, on ne peut pas dire que la transparence règne. Si vous entendez parler d’un titre attrayant ayant, disons un coupon d’intérêt de 4,25%… vous devrez acheter votre obligation à prime pour ainsi fournir la commission du courtier. Et, surprise! L’obligation qui devrait se vendre 100$ pour un intérêt de 4,25% se vendra 102$. Donc, votre rendement sera assurément inférieur au taux indiqué. Protégez-Vous a publié un article sur le sujet en avril 2011. Dans sa recherche, la journaliste Priscilla Franken a pu observer des écarts formidables. Dépendamment de la firme, on va vous charger entre 0,5 et 5%!!!

4-Plus il y a de transactions dans mon compte, plus mon rendement sera élevé! Encore là, rien n’est plus faux. Chaque transaction, surtout durant un marché volatil ou baissier, peut se transformer en erreur difficile à réparer. Si votre horizon de placement, votre profil, votre situation professionnelle et familiale n’ont pas changé… Il sera sûrement plus sage de laisser votre portefeuille tranquille. Ce qui est certain c’est qu’en changeant trop souvent de stratégies au gré de vos humeurs, vous inviterez l’impôt, les pénalités et commissions à vous plumer. Mais surtout, vous éviterez les hausses significatives qui sont toujours imprévisibles!

5-Les actions qui ont le plus baissé vont ensuite remonter fortement! Ne soyez pas toujours certain de celle-là! Ce n’est pas une vérité de La Palice! Il arrive à l’occasion que des titres sévèrement punis rebondissent de façon spectaculaire, mais d’habitude s’ils ont été punis, c’est qu’il y avait d’excellentes raisons. États financiers truqués, carnet de commandes vide, dividende annulé, démissions d’administrateurs clefs, dépréciation d’actif… Etc. Souvenez-vous de Nortel, Bre-X, Eaton, Holinger et plus récemment, Lehman Brothers, AIG, SinoForest, Bank of America, RIM, Pages Jaunes… À l’agonie, certaines actions ont des soubresauts de maccabée… Ça ne leur redonne pas nécessairement la solidité financière de leurs beaux jours. La spéculation sur des titres dépréciés demande beaucoup de savoir-faire. Il faut avoir les nerfs solides et avoir fait des analyses fondamentales des plus rigoureuses.

Pour ma part, il y a 2 bonnes raisons pourquoi, je laisse cette corvée à des gestionnaires expérimentés de style « valeur » ou « contrarian ».
A-Leurs bons et moins bons coups sont publics et documentés
B-La diversification diminue les risques

*Cet article a été originalement publié sur majorblog.net

Que pensez-vous de ces fausses croyances de l’investisseur?

 

2 Commentaires
  1. 19 mai 2015
    • 19 mai 2015

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