Les petites capitalisations, une anomalie du marché

 

En 1939, Sir John Templeton a emprunté 10 000 $ pour investir 100 $ dans toutes les actions cotées sur NYSE cotant moins de 1 $. En tout, il a acheté 104 actions différentes. 37 de ces 104 entreprises étaient déjà en faillite.

Quatre ans plus tard, ses actions valaient 40 000 $. Seules 4 actions ne valaient plus rien. L’action d’une des compagnies ferroviaires qu’il a achetées avait même augmenté de 3900% !

Templeton est bien sûr un investisseur dans la valeur légendaire qui a investi au « maximum du pessimisme » au début de la Seconde Guerre mondiale.
C’est également un investisseur contrariant, il a expliqué sa philosophie d’investissement avec un peu d’humour : «simplement aider les gens».

« Quand les gens cherchent désespérément à vendre, les aider en achetant. Quand les gens cherchent désespérément à acheter, les aider en vendant ».

En 1981 aux États-Unis, une étude a démontré que les petites capitalisations boursières ont un rendement supérieur à la moyenne des grandes capitalisations. Cette prime à la petite taille est caractérisée par une grande irrégularité et une concentration des rendements en janvier.

Cette prime à la taille a partiellement disparu peu de temps après que la découverte initiale a été faite. Dès qu’une tendance se dégage, qui offre des avantages significatifs, tout le monde se précipite et donc cet avantage disparaît.

Dans une étude récenteSize Matters, If You Control Your Junk” les auteurs affirment que la prime à la taille est toujours présente, si nous nous concentrons sur des sociétés de qualité . Qui plus est, l’écart entre les rendements des petites capitalisations de qualité et de grandes capitalisations de qualité est plus important qu’escompté et cela se vérifie sur les bourses du monde entier.

En résumer, les petites capitalisations de qualité surperforment les grandes capitalisations de qualité, les petites capitalisations pourries surperforment les grandes capitalisations pourries, et la qualité superforme la mauvaise qualité.

La clé pour comprendre pourquoi les études ont montré des résultats contradictoires c’est que dans les petites capitalisations il-y-a plus d’entreprises de mauvaises qualités que dans les grandes.

Une autre explication c’est que les petites capitalisations sont de trop petite taille et/ou trop peu liquides pour être suivies par les analystes et reprises dans des fonds et par ce fait le cours est moins efficient.

C’est un cas typique ou l’investisseur individuel autonome à un avantage compétitif sur les « pros »
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Par Patrick Van Beesen

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