Investir dans l’actif net décoté (partie 1)

 

Eléments de language :

Le deep value investing ou en français l’investissement dans l’actif net décoté. Benjamin  Graham décrit cette technique de sélection de titres qui identifie les actions qui se négocient avec une décote importante par rapport à leur  valeur d’actif net et les appelle  NCAV pour Net Asset Value, encore appelée net-nets càd valeur de l’actif courant (trésorerie + stocks + créances clients + ..) net de toutes dettes (à court et à long terme), en français  VANN (Valeur d’actif net nets) .

 

L’investissement dans l’actif net décoté cherche à découvrir des entreprises dont l’actif au bilan surpasse le passif de telle façon que le risque d’investir dans la société est fortement atténué et plus important encore que le rendement potentiel puisse être estimé.

Ces investissements net-nets ont d’abord été décrits par Ben Graham, qui est considéré comme le père de l’investissement dans la valeur. Investir dans une net-nets c’est investir dans une valeur, dont les actifs sont plus importants que toutes les dettes de l’entreprise.

Comme le dit Graham ‘acheter un dollar pour 50 ¢’ Cundill  parlait de 40 ¢.

Le secteur des services est mieux en mesure de s’adapter aux changements rapides de l’économie. Les entreprises avec une belle trésorerie sont préférables à celle lourdement  endettée.

Un des avantages de l’investissement net-nets est qu’il ne dépend ni des prévisions de bénéfices ni des annonces prospectives de la direction qui ont tendance à être moins fiables et beaucoup plus volatiles que le bilan.

Pour être un bon investisseur dans la  valeur, il faut mettre l’accent sur le long terme, ne pas avoir peur d’être « contrariant », avoir de la patience et de la discipline.

L’investissement « deep value » est une stratégie défensive à fort potentiel. Recherche de  sociétés avec lesquelles il est très difficile de perdre de l’argent, même dans le pire des scénarios et avec un potentiel de hausse élevé. Il est aussi simple qu’il est sophistiqué. C’est un investissement contrarient à l’écart de la foule et basé sur le bilan.

Comparer le prix d’un titre avec sa valeur d’actif net (NAV) est une première étape importante, mais il ne vous dit pas tout ce que vous devez savoir. L’actif net d’une société peut confortablement dépasser sa capitalisation boursière, mais la nature de ces actifs peut compliquer les choses.

Il est parfaitement possible de trouver des actions bon marché qui sont néanmoins de mauvais investissements.
De nombreuses actions se négociant sous leur valeur liquidative ne sont pas chères, mais sont souvent sans intérêt. Elles ont connu des années de baisse de leur rentabilité, de baisse de leur marché et peu d’espoir d’un redressement durable. Leurs bilans ont souvent des fonds de roulement limités (working capital), mais des immobilisations importantes, où beaucoup de valeur correspondent à des installations et bâtiments  obsolètes. Ils mentionnent souvent, dans les notes aux comptes, des terrains excédentaires disponibles à la vente, etc.
Statistiquement, ces valeurs ne coûtent pas cher. Mais, surtout, il est difficile de voir comment l’écart entre la valeur liquidative et le prix de l’action peut être comblé. Souvent, le prix de l’action rejoint la valeur liquidative, les pertes continuent à s’accumuler et la marge de sécurité s’évapore lentement mais sûrement.
Ceci n’est évidemment pas un type de placements particulièrement attrayant. Investir dans des actions en apparence bon marché, mais chère en réalité.

La nature des actifs immobilisés, comme le nom l’indique, est qu’ils ont tendance à être illiquides et difficile à vendre. Des terrains excédentaires par exemple peuvent être vendus, mais c’est un long processus plein d’embuches.
C’est pourquoi il vaut mieux éviter les valeurs ayant d’importants actifs immobilisés.

Tweedy, Browne  constate que l’indicateur le plus fiable d’un investissement avec du potentiel est une décote sur son fonds de roulement (working capital).

Les actifs c’est très bien, mais les actifs liquides c’est ce qui nous intéresse vraiment, nous précise Benjamin Graham qui nous montre ainsi ce que l’investissement « Deep Value » veux vraiment dire.

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Par Patrick Van Beesen

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