La marge de crédit hypothécaire, à vos risques et périls

 

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La marge de crédit hypothécaire et la façon dont les gens l’utilisent sont assurément intéressantes. Certains experts financiers la recommandent et d’autres disent de l’éviter à tout prix. Pour ma part, voyant comment les gens l’utilisent de façon générale, je recommanderais également, pour la majorité des gens, de ne pas y avoir recours.

Qu’est-ce qu’une marge de crédit hypothécaire?

Pour faire simple, définissons-la comme étant une entente entre une institution financière et un client,  qui permet à celui-ci d’emprunter une somme d’argent jusqu’à un montant limite prédéterminé sur son hypothèque. L’emprunteur peut utiliser cet argent comme bon lui semble, aucune règle ne dicte une marche à suivre particulière à ce niveau.

De plus, la presque totalité des marges de crédit hypothécaire n’imposent aucun échéancier de remboursement. L’emprunteur peut la rembourser quand il le souhaite et, ce qui arrive la majorité du temps, ne rembourser que les intérêts mensuels.

La marge de crédit hypothécaire permet de maintenir le coût d’emprunt au plus bas et, comme elle est sécurisée par une hypothèque sur la résidence principale de l’emprunteur, elle offre, dans la majorité des cas, un taux d’intérêt très incitatif.

Que vouloir de plus? Pour toutes ces raisons, la marge de crédit hypothécaire attire les emprunteurs car elle est flexible et leur laisse le plein contrôle.

Contracter une marge de crédit hypothécaire, c’est comme recevoir par la poste une carte de crédit format géant greffée d’un taux d’intérêt minime. Et malheureusement, comme sa sœur de plastique, mis entre les mains des consommateurs, elle les pousse souvent vers la surconsommation ou les décisions irréfléchies.

Voici un exemple d’une mauvaise utilisation d’une marge de crédit hypothécaire.

Vous aimeriez faire des rénovations à l’intérieur de votre résidence principale. Vous discutez avec votre conseiller à la banque qui vous suggère d’emprunter 75 000$ sur votre marge de crédit hypothécaire. Histoire de vous convaincre de façon certaine, votre conseiller vous affirme que le coût mensuel de votre emprunt ne sera que de 187.50$. Comme la majorité des gens, vous vous dites que c’est un bon «deal» car la mensualité ne sera que de 187.50$ par mois, soit 75 000$ * 3% = 2 250$ / 12 = 187.50$.

Le problème avec ce raisonnement est le suivant: Il est d’une fausseté extrêmement dangereuse. La vérité, c’est que le coût de vos rénovations est de 187.50$/mois + 75 000$. Les gens ont tendance, par commodité, à oublier qu’ils doivent également rembourser le capital. Par contre, une chose est sûr, la Banque, elle, ne l’oubliera pas et vous devrez rembourser cet argent un jour ou l’autre. Comme il s’agit d’une très grosse somme d’argent, même si vous décidez de l’amortir sur une période de 5 ans ou même 10 ans, la mensualité exigée sera beaucoup plus significative, et vous libérez de ce prêt ne sera pas aisé.

À cela, plusieurs emprunteurs répondent: ne remboursez pas le capital, laissez la dette courir indéfiniment et ne remboursez que les intérêts. Vous verrez à cela plus tard…Beaucoup plus tard…En fait, à votre décès.

Sans s’en rendre compte, un nombre grandissant d’emprunteurs se fabriquent une hypothèque inversée. Ils empruntent sur leur marge de crédit hypothécaire et pensent, volontairement ou involontairement, la rembourser à leur mort ou quand ils vendront leur résidence principale pour déménager dans une résidence moins cossus.

Je ne sais pas pour vous. mais moi, quelque chose me dit que cette mentalité mène tout droit dans un cul de sac incroyable. Il me semble, que la dernière chose que l’on veut, c’est de traîner ses dettes jusqu’à la retraite, alors que celle-ci est déjà insuffisamment financée pour la majorité des gens.

Je n’ose même pas imaginer le scénario lorsque les taux d’intérêt vont se mettre à augmenter car, si il y a une certitude, c’est bien celle-ci: les taux d’intérêt ne resteront pas à 3% à l’infini, un jour, peut-être pas demain, mais un jour tout de même, ils vont monter. À 3%, un tel emprunt est gérable. À 5%, c’est plus difficile. À 8%, ça deviendra ingérable pour la majorité des gens.

Pour conclure, soyez extrêmement prudent avec les marges de crédit hypothécaire. Si vous décidez d’en faire usage, n’oubliez jamais un fait indiscutable: ce n’est pas votre argent, c’est celui de la banque.

Par Martin Raymond

Et vous, que pensez-vous de l’utilisation que font les gens d’une marge de crédit hypothécaire?

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2 Commentaires
  1. 4 mars 2016
    • 5 mars 2016

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