Bourse: La psychologie de l’investisseur, 1ère partie

 

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«Bourse: La psychologie de l’investisseur»

La Bourse me fascine à plusieurs égards. L’un d’eux est sa dimension psychologique. En effet, on commence à peine à étudier et à comprendre les aspects humains et psychologique reliés à la Bourse.

Encore il y quelques années, on tenait pour acquis que l’individu qui investit en Bourse était rationnel. On tenait ce discours tout simplement parce que c’était beaucoup plus simple de penser ainsi.

Pourtant, un investisseur boursier a tôt fait de comprendre toutes les ramifications psychologiques de la Bourse. En fait, aussitôt sa première transaction effectuée, l’investisseur réalise que la Bourse c’est bien plus que des simples chiffres. Lorsque que le lendemain, il observe le cours de son titre avec anxiété, lorsque chaque mouvement à la hausse ou à la baisse provoque des émotions intenses, là, l’investisseur prend conscience de l’aspect psychologique de la Bourse.

Voici un exemple tiré du livre «Investir à la bourse et s’enrichir» de M.Bernard Mooney:

En 1994, un excellent article écrit par un courtier en valeurs mobilières de St-Louis aux États-Unis, M.Rob Fadem, décrivait la place de choix qu’occupe la psychologie dans l’investissement en Bourse. Dans cet article, M.Fadem expliquait qu’en Mars 1987, deux de ses clients ont acheté chacun 1000 actions de Scitex (une compagnie active dans le domaine de l’imprimerie) 7.75$ U.S. l’action.

«Ultimement un de mes clients a perdu 5 000$ U.S. et l’autre a fait 500 000$ en profits», écrit dans son article M.Fadem.

Par la suite, il continue en posant la question que nous nous posons tous: «Comment Est-ce possible?»

Deux investisseurs achètent le même titre, en même temps et au même prix… et arrivent à un résultat diamétralement opposé! Fascinant, n’est-ce pas?

Si la Bourse n’était qu’une simple question de chiffres et de données factuelles, ce genre de situation ne serait tout simplement pas possible.

Or, la Bourse traite avec des êtres humains, dans toute leur complexité et avec toutes leurs faiblesses. C’est pourquoi il est primordial d’essayer de comprendre la nature humaine et d’exposer certaines réalités fondamentales.

Le constat:

Le meilleur investisseur boursier est celui qui est rationnel. Et être rationnel en continu est extrêmement difficile voire presque impossible. De plus, comme les sens qui se font jouer des tours par la réalité (l’illusion d’optique, par exemple), l’esprit humain, même rationnel, peut se faire piéger par ces illusions cognitives.

Voici les principaux pièges qui nous guettent en tant qu’investisseur en Bourse:

«Bourse: La psychologie de l’investisseur»: LES A PRIORI SYSTÉMATIQUES:

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas que les émotions qui entrent en ligne de compte pour l’investisseur en Bourse. Certainement, la peur, l’avidité, l’envie et la jalousie peuvent nous faire agir de façon irrationnelle. Mais il y a plus.

Plusieurs expériences menées par des chercheurs ont maintenant démontré avec réalisme que l’esprit humain a des A PRIORI SYSTÉMATIQUES qui l’empêchent dans certaines situations de réagir ou d’appréhender la réalité de façon rationnelle.

On va même jusqu’à parler d’illusions cognitives ou psychologiques. Comme les illusions optiques peuvent fausser votre sens de la vue, les illusions cognitives peuvent biaiser votre jugement et vos décisions.

Voici deux de ces A PRIORI SYSTÉMATIQUES:

«Bourse: La psychologie de l’investisseur»: L’ORDRE DE RPÉSENTATION:

À la Bourse, l’investisseur qui achète un titre à 20$ pour le voir à 30$ la semaine suivante se prendra pour un investisseur boursier de grand talent. Sa réaction instinctive sera d’être persuadé qu’il a fait un excellent placement.

À l’inverse, si son titre acheté à 30$ se retrouve à 20$ la semaine suivante, il se qualifiera d’incompétent et il sera alors facile de le convaincre qu’il a fait un mauvais placement.

Les fluctuations boursières, si elles sont prisent hors contexte, vous tromperont. Ainsi, le bon contexte d’évaluation d’un titre se trouve dans les raisons fondamentales qui vous on fait acquérir ce titre. Le fait qu’un titre fluctue à court terme n’a souvent aucun rapport direct avec ces raisons fondamentales.

À fondamentaux inchangés, toutes hausses ou baisses rapides suivant l’achat d’un titre est donc le fruits du hasard. Votre chance ou malchance à court terme ne doit pas être confondue avec les résultats fondamentaux de la société.

«Bourse: La psychologie de l’investisseur»: L’ANCRAGE

Souvent, lorsque l’on achète un titre en Bourse, notre esprit reste ancré au prix d’acquisition du titre. Ce prix devient notre point de référence. Nous sommes persuadés que le prix payé pour le titre est son juste prix ou mieux encore, un prix d’aubaine.

Lorsqu’un investisseur qui a payé 50$ pour un titre dans son portefeuille, le voit descendre à 20$ quelques mois plus tard, et qu’il décide de rester ancré sur son prix d’achat initial ou pire encore d’en racheter sans même se donner la peine de refaire ses devoirs sur la société pour voir si les fondamentaux sont intacts, il devient la victime de l’ancrage.

N’oubliez jamais que le prix payé en Bourse n’a souvent aucun rapport avec la valeur réelle de la société sous-jacente. La valeur d’une société est déterminée par ses caractéristiques fondamentales, non par son cours en Bourse.

Par Martin Raymond

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