PER, un ajustement s’impose

Simplicité – Transparence – Performance

Tout le monde peut s’enrichir en bourse, faites passer votre portefeuille à la vitesse supérieure en faisant l’essai de MIA maintenant

PER (price earnings ratio) est très utilisé, car il permet de comparer rapidement l’évaluation de titres entre eux et de façon presque absolue.

Cependant, une majorité d’investisseurs ont tendance à oublier d’ajuster le PER pour tenir compte de l’endettement et de l’encaisse d’une société.

Prenons deux exemples concrets où le PER ne donne pas une mesure juste de la valeur d’une compagnie.

Premier cas de figure: un PER bas et un endettement élevé

Prenons par exemple une entreprise dont le PER est bas mais dont la dette est colossale. En vérité, le titre est plus cher que son PER le laisse croire, car si vous achetiez 100% de l’entreprise, vous hériteriez de son endettement, faisant augmenter considérablement son coût d’achat réel.

Voici un exemple qui illustre bien cette réalité:

En 2000, un investisseur qui aurait jeté un regard sur le fabricant de meubles Bestar, en voyant son PER de 11.3, aurait pu penser qu’il s’agissait d’une excellente opportunité d’acquisition. Par contre, si on jette un coup d’œil au rapport annuel de l’entreprise pour cette période, on s’aperçoit rapidement que la société était plus dispendieuse qu’elle en avait l’air.

Au cours de son exercice 1999, l’entreprise a déclaré des profits de 0.27$ par action et, selon les prévisions des dirigeants à l’époque, le bénéfice par action devait atteindre 0.35$ pour la fin de l’exercice 2000. Le titre se vendait aux environ de 3.95$ à la fin de l’année 2000, soit un peu plus de 11.3x les profits attendus, ce qui ne semblait pas très cher.

Or, si on regarde le bilan de la société à l’époque, on s’aperçoit rapidement que la société est lourdement endettée. Avec une dette totale de 19.1 Millions $, ce qui correspond à plus de six fois ses profits de 1999, l’entreprise est beaucoup moins attrayante que son PER ne l’indique.

À 3.95$, le marché boursier évaluait Bestar à 43.4 Millions $ (elle avait environ 11 Millions d’actions en circulation). Cependant, la réalité était bien différente. En tenant compte de l’endettement (19.1 Millions $), la valeur de l’entreprise était de 62.5 Millions $, donc 5.68$ par action. Le titre se vendait donc à 16.2x les profits prévus de 0.35$, ce qui était loin de représenter une aubaine en tenant compte de la nature de la société et de son secteur.

Deuxième cas de figure: un PER un peu élevé jumelé à une généreuse encaisse

Prenons par exemple une entreprise dont le PER semble un peu élevé mais qui dispose de beaucoup de liquidités au bilan. En réalité, le titre est moins cher que son PER le laisse croire, car si vous achetiez 100% de la compagnie, vous hériteriez de son encaisse, faisant diminuer considérablement son coût d’acquisition réel.

Voici un exemple qui illustre bien cette réalité:

Au début année de l’année 2014, un investisseur qui aurait jeté un coup d’œil à la société Winpak, , fabriquant et distributeur de matériaux d’emballage de haute qualité, aurait été un peu refroidi par son PER de 20.4 (22.46$ l’action pour un b/a de 1.10$). Par contre, en jetant un regard sur son rapport annuel de 2013, il aurait remarqué au bilan que la société détenait 161 Millions $ en liquidités, soit 2.48$ par action (elle avait environ 65 Millions d’actions en circulation) et qu’elle n’avait aucune dette.

Or, si on déduit les liquidités (161 Millions $) de la valeur de marché de la société Winpak au début 2014 (elle était de 1.46 Milliards $) on obtient un prix d’acquisition réel pour 100% de l’entreprise de 1.3 Milliards $. Donc le prix réellement payé était de 19.98$ par action au lieu de 22.46$, pour un PER de 18.2 au lieu de 20.4, une économie de 10.8% et une évaluation qui se comparait mieux aux perspectives de croissance future de l’entreprise.

Donc en terminant, souvenez-vous de toujours regarder le PER avec une juste perspective en prenant soin d’y apporter l’ajustement nécessaire pour obtenir un portrait plus près de la réalité.

Par Martin Raymond

Laissez moi votre commentaire sur l’article. Je vous invite également à partager cet article sur les réseaux sociaux et à aimer notre page Facebook. Un like sur notre page Facebook, c’est une chance de gagner un abonnement d’un an à la section privilège MIA.

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *