Le rendement de l’avoir des actionnaires détermine la politique de dividende

La politique de versement de dividendes

Lorsqu’une entreprise décide de mettre en place une politique de versement de dividendes, les  actionnaires en sont informés. Par contre, est-ce que l’on prend le temps de leur expliquer le raisonnement derrière cette décision. La réponse est: très rarement.

Les dirigeants diront des choses telles que: «notre objectif est de verser 30 à 40% de notre bénéfice net en dividendes et de les voir augmenter à un taux supérieur à l’inflation». Cependant, aucun argument ne viendra justifier ces paroles pour expliquer aux actionnaires en quoi cette politique de gestion des capitaux excédentaires est bonne pour eux.

L’allocation des capitaux excédentaires d’une entreprise

L’allocation des capitaux excédentaires représente la tâche la plus importante pour un dirigeant d’entreprise. C’est pourquoi, il me semble essentiel que les dirigeants d’entreprises ainsi que les actionnaires réfléchissent aux critères décisionnels entrant dans la décision de garder ou distribuer les bénéfices.

Sachez d’abord, que les bénéfices d’une société proviennent de différentes sources. Pour une multitude d’entreprises ayant un ratio «actif/bénéfice net» élevé, le seul rôle de l’inflation produit un résultat comptable qui est trompeur. Appelons cela, bénéfice «artificiel», c’est-à-dire, les capitaux que la société doit absolument investir dans ses opérations pour conserver sa position concurrentielle. Bien entendu, cette part du bénéfice net ne peut pas être distribué en dividende si la société entend conserver ou améliorer sa position dans son secteur économique.

Un dirigeant qui irait à l’encontre de cette réalité, verrait son entreprise régresser au niveau de ses ventes, de sa position concurrentielle et de la solidité de son bilan. Peu importe le montant, une société qui verse, de façon régulière, une partie de ses bénéfices «artificiels», finira par le payer très cher et tombera dans l’oubli total.

Pour l’autre partie du bénéfice, appelons-le, bénéfice «non-artificiel», c’est-à-dire, la différence entre les fonds excédentaires libres et le bénéfice «artificiel», les dirigeants doivent se demander si les actionnaires en feront un meilleur usage qu’eux, c’est-à-dire, s’ils réussiront à en obtenir un meilleur rendement que celui offert par l’entreprise. Si la réponse à cette question est oui, ils se doivent de retourner l’argent aux actionnaires. Dans le cas contraire, ils ne doivent pas distribuer les fonds.

Fiez-vous au rendement de l’avoir des actionnaires

Si je suis actionnaire d’une entreprise qui délivre un rendement de l’avoir des actionnaires supérieur à 15% voir 20%, je ne devrais pas souhaiter recevoir un dividende. Un tel rendement annualisé n’est vraiment pas facile à dénicher ailleurs, alors mieux vaut que mon entreprise garde ses bénéfices à l’interne et continue d’en tirer un rendement supérieur.

Dans le cas d’une société m’offrant un rendement de l’avoir des actionnaires inférieur à 15%, il serait probablement plus profitable qu’elle procède au versement d’un dividende régulier pour que je puisse le réinvestir dans une autre entreprise offrant une meilleure rentabilité. Par contre, si vous suivez bien mon raisonnement, il serait encore plus logique d’éviter d’investir dans les entreprises qui n’offrent pas un rendement de l’avoir des actionnaires supérieur à 15%.

La majorité du temps, une équipe de dirigeants qui délivre une rentabilité supérieure pour l’actionnaire verra à faire tout en son possible pour que cela continue dans l’avenir. Autre fait non négligeable, c’est prouvé que les entreprises offrant un rendement de l’avoir des actionnaires supérieur sont mieux valorisées en Bourse. Donc, vous êtes gagnant sur tous les sens.

Par Martin Raymond

Et vous, quelle est votre opinion sur la politique de versement de dividendes?

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