«piastre» irritée par une BOC frileuse

Les données économiques du Canada ont connu des hauts et des bas, suivant les annonces de la politique de la Banque du Canada et le Rapport sur la politique monétaire. Le gain attendu de 10 000 emplois en mars a été éclipsé par un robuste gain de 40,5 susceptible d’entrainer un petit choc de valeur à l’annonce de la BOC. L’amélioration régulière de l’économie, qui se base sur un équilibre souple entre la croissance liée aux ressources naturelles et celle non liée à ces ressources, devrait être suffisante pour que la Banque conserve une politique inchangée la semaine prochaine, et maintienne une attitude prudemment constructive qui ne devrait entrainer aucun changement dans la politique jusqu’en 2017, selon une étude. Le véritable facteur de force du dollar canadien a été le prix du pétrole, mais il pourrait également être source de surprise pour la BOC par rapport aux évolutions futures de la piastre.

Les chiffres de l’emploi seront le dernier rapport avant l’annonce de la Banque du Canada et le Rapport sur la politique monétaire du mercredi 13 avril. Un rapport sur l’emploi qui suit approximativement les projections signalant une faible augmentation totale des emplois et un taux de chômage inchangé à 7,3 % serait en adéquation avec l’enquête sur les perspectives économiques de la Banque. Cette enquête a montré un sentiment général certes amélioré mais modéré, avec des perspectives fortement divergentes selon les régions qui sont liées au secteur du commerce des matières premières et à l’exposition à la demande étrangère. Les données d’intention d’investissement et d’emploi se sont améliorées, mais restent modestes. Par conséquent, les exportations représentent une faible amélioration qui montre que l’économie du Canada se déplace à peu près dans la direction prévue par la Banque au moment de la publication du Rapport sur la politique monétaire de janvier.

Bien sûr, le rapport sur le PIB et la dégradation sensible de la balance commerciale ont besoin d’être pris en compte. La hausse de 0,6 % du PIB en janvier a permis à l’économie de croitre plus rapidement que les prévisions les plus optimistes pour le mois. De plus, il n’y avait aucun facteur spécial ou de distorsion pour expliquer cette accélération, juste une croissance générale saine. Le bon début de trimestre permet au T1 d’être sur la bonne voie pour atteindre 2,5 % de croissance, ce qui dépassera facilement les 1,0 % d’estimation de la BOC lors du Rapport sur la politique monétaire. En outre, les perspectives de croissance pour l’année ont été révisées à la hausse, avec une estimation de 1,7 %. Par conséquent, le Rapport sur la politique monétaire devrait comporter une révision à la hausse du PIB au T1 ainsi que pour les projections de 2016, avec une possibilité que la croissance de 2017 soit également réévaluée. La relance budgétaire fournira un nouvel élan aux perspectives que la Banque prendra en compte.

Dans l’ensemble, il y a plusieurs rapports et développements économiques à venir avec l’annonce du mois d’avril et le Rapport sur la politique monétaire. Ces types de variations dans les rapports économiques mensuels ne sont pas surprenants pour une économie en transition. L’Enquête sur les perspectives prétendument plus stable est plus proche de la vérité, avec sa représentation d’une conjoncture améliorée, mais reste prudente sur le climat des affaires qui suit le scénario de la reprise progressive de l’économie nationale prévue par la Banque du Canada. Alors que la piastre peut continuer à s’apprécier aux côtés du prix du pétrole, une disposition conciliante de la BOC pourrait changer la trajectoire très rapidement.

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