Comment devenir un millionnaire automatique (partie 3)

 

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Cet exemple est intégralement tiré du livre: Le Millionnaire Automatique de David Bach.

Le millionnaire automatique

Le millionnaire automatique

Dans les deux premières parties, nous avons assimilé les concepts d’enrichissement de Jim et Sue McIntyre, c’est à dire:

Ne pas s’endetter inutilement

Faire preuve d’un bon jugement

Avoir comme objectif d’être riche et non de paraître riche

Poursuivons cette rencontre avec un millionnaire automatique, voici la suite de l’entretien entre Jim et Sue McIntyre et le conseiller financier David Bach.

L’HISTOIRE DE JIM ET SUE: les millionnaires automatiques

Sue prit une grande inspiration et entama leur récit.

«Tout d’abord, nous nous sommes mariés jeunes. Jim avait 24 ans et moi, 22 ans. Après la lune de miel, nos parents nous ont réunis pour nous dire que la vie, c’était du sérieux. Ils ont ajouté que le choix était nôtre. Nous pouvions travailler notre vie entière et vivoter d’un mois à l’autre, d’un chèque de paie à l’autre, comme le font la majorité des gens ou apprendre à faire travailler notre argent afin de pouvoir jouir de la vie. L’idée, ont-ils dit, est simple. Chaque fois que vous gagnez un dollar, vous devriez vous payer en premier.»

Se payer en premier pour devenir millionnaire automatique

Jim opina de la tête.

«Tu sais, dit-il, la plupart des gens croient que la première chose à faire sur réception de leur chèque de paie est de régler toutes les factures.  Ensuite, s’il reste quelques dollars, ils peuvent en mettre de côté. Autrement dit, payer d’abord le reste de la planète et vous-même en dernier. Nos parents nous ont appris que, pour tirer notre épingle du jeu, il nous faut changer la donne; d’abord mettre un peu d’argent de côté pour nous, ensuite régler les factures.»

Jim s’adossa confortablement et conclut d’un haussement d’épaules, comme pour signifier que cela n’avait rien de sorcier.

Sue sourit et secoua la tête en disant.

«Jim simplifie les choses. Nous avons tout de même dû apprendre à épargner. Au début, nous avons tenté d’établir un budget mais, d’une manière ou d’une autre, les chiffres ne concordaient jamais et nous nous disputions souvent. Un jour, bouleversée par toutes ces disputes financières, j’ai téléphoné à ma mère. Elle m’a dit que les budgets ne valaient rien. Elle a ajouté que mon père et elle avaient déjà essayé d’en établir un, mais que le seul résultat tangible qu’ils avaient obtenu était ces interminables disputes. Ils ont donc décidé d’oublier le budget et de prélever 10% du montant de leur chèque de paie pour le déposer dans un compte d’épargne, et ce, avant même de voir la couleur des billets de banque et de pouvoir les dépenser. Vous seriez surpris de la rapidité à laquelle on s’adapte à vivre sans ce 10%. Entre-temps, l’argent prospère à la banque. Le secret, c’est que tu ne peux pas dépenser ce que tu n’as pas entre les mains, m’a-t-elle un jour confié. Et c’est ce que nous avons fait. Nous avons commencé par seulement 4% de notre revenu, en augmentant le pourcentage graduellement. Aujourd’hui, nous en sommes à 15%. Toutefois, en moyenne, nous économisions 10% de notre revenu familial, exactement ce que ma mère nous avait conseillé.»

Et qu’avez-vous fait avec ces économies? demandai-je.

«Bien, de dire Sue. La première chose pour laquelle nous économisions était notre retraite.»

«Chacun de nous a souscrit à un régime enregistré d’épargne retraite (REER), intervint Jim. Mon entreprise offrait un régime de retraite, mais nous cotisions également à nos REER. La majorité de nos amis ne l’ont pas fait. Nous, oui.»

Sue reprit alors le fil de l’histoire.

«Ensuite, notre prochain objectif était d’économiser suffisamment d’argent pour être en mesure d’acheter une maison. Nos parents nous ont toujours dit que leur propriété était le meilleur placement qu’ils avaient fait dans leur vie, que rien d’autre n’offre autant de liberté et de sécurité que d’être propriétaire. L’idée était toutefois que la maison se libère vite de toute dette. Autrement dit, il faut rembourser l’hypothèque aussi rapidement que possible. Tandis que nos amis dépensaient en décoration pour leur appartement et mangeaient au resto tous les midis, nos parents nous ont conseillé de garder nos dépenses à l’œil et d’économiser un maximum. Ils ont insisté sur le fait que beaucoup de gens dépensaient trop en futilités.»

C’est alors que Jim poursuiva:

«Tu vois, pour réussir financièrement, il n’est pas nécessaire d’être avare ou ennuyant. Il s’agit de faire attention aux petites habitudes, à ces dépenses dont on pourrait facilement se passer. Quant à nous, notre principale petite habitude était de trop dépenser en cigarettes. Nous fumions tous deux environ un paquet par jour, une habitude que nos parents détestaient. À l’époque, les risques de la cigarettes sur la santé commençaient à peine à faire les manchettes. Nos parents nous ont fait remarquer qu’en cessant de gaspiller notre argent pour des cigarettes nous pourrions probablement économiser suffisamment d’argent en deux ans pour effectuer le versement initial à l’achat d’une maison. Du coup, nous prendrions également soin de notre santé.»

Le facteur latte des millionnaires automatiques

Jim se pencha vers l’avant.

«Tu sais, le concept que tu expliques dans ton séminaire pour enseigner aux gens à cesser de gaspiller leur argent chaque matin sur des cafés de luxe et de plutôt l’investir, n’est-ce pas ce que tu appelles le facteur latte?»

J’acquiesçai et il poursuivit.

«Bon, ce n’est pas ainsi que mon père l’appelait, mais l’idée était la même. Il aurait pu s’agir du facteur cigarette ou du ne joue pas à l’idiot avec ton argent. C’est du pareil au même. En économisant chaque jour quelques dollars, nous aurions éventuellement assez d’argent pour acheter notre maison. Il a aussi dit qu’en étant locataire nous serions toujours pauvres et que nous contribuerions à enrichir quelqu’un d’autre. En achetant une maison, nous deviendrions éventuellement riches.»

C’est tout? ai-je demandé. Vous avez économisé en arrêtant de fumer et réussi à acheter une maison?

Mon regard alla de Jim à Sue. Ils esquissèrent un sourire et opinèrent du chef.

Mais comment êtes-vous arrivés à posséder deux maisons libres de toutes hypothèque?

«En fait, ce n’est pas tout à fait exact, répondit Sue. Nous avons une maison que nous habitons et une autre que nous louons. Cela fait également partie du secret.»

Jim reprit l’histoire.

«Nos parents nous ont appris un truc qui facilite le remboursement hâtif de l’hypothèque. Ils ont ajouté que les banques détestaient ce truc, mais qu’eux ils l’adoraient. Et c’était vrai. L’idée est d’effectuer des paiements hypothécaires deux fois par mois, toutes les deux semaines, plutôt qu’une seule fois. Si vous le faites avec régularité, sans même vous en rendre compte, vous aurez effectué un paiement supplémentaire à la fin de l’année. Ainsi, plutôt que de rembourser votre hypothèque en 30 ans, vous l’aurez fait en une période beaucoup plus courte. Nous avons calculé qu’en procédant de la sorte nous pourrions acheter une maison dans la vingtaine et finir de rembourser l’hypothèque vers la fin de la quarantaine. En vérité, ce fut encore mieux. Nous avons réussi à faire régulièrement des paiements supplémentaires. Du coup, vers la fin de la trentaine, la maison était presque totalement payée.»

Et ensuite? demandai-je.

«Alors, nous n’avions plus de paiement hypothécaire à faire et, de ce fait, nous disposions du montant de nos anciennes mensualités chaque mois.»

Jim me décocha un sourire.

«Après analyse, nous avions le choix entre gaspiller ce nouvel argent ou acheter une plus belle maison et louer la première. Et c’est ce que nous avons fait, en employant le même truc de remboursements programmés pour régler notre hypothèque plus rapidement. Et voilà… dans le temps de le dire, nos deux propriétés étaient libres d’hypothèque: une maison pour y vivre et l’autre en location qui procurait un revenu supplémentaire intéressant et régulier.»

Bonne idée, ai-je conclu.

Jim acquiesça d’un vigoureux signe de tête avant de poursuivre.

«Une autre chose que les parents de Sue nous ont appris, c’est de ne jamais acheter à crédit. Leur philosophie était rigoureuse. Ils nous l’ont transmise et nous avons fait de même avec nos enfants. Peu importe l’importance de l’acquisition, on doit la payer comptant ou ne pas la faire. La seule exception est l’achat d’une maison mais, tel que Sue l’a indiqué, il est préférable de rembourser l’hypothèque le plus rapidement possible. Ce n’est pas toujours facile d’attendre pour un bien, mais c’est la règle.»

«Tout à fait, interrompit Sue. Jim s’est discipliné pendant cinq ans pour acheter son bateau.»

«Et encore, j’ai choisi de l’acheter usagé, ajouta-t-il, et c’est parfait ainsi. J’étais tout à fait disposé à laisser quelqu’un d’autre commettre l’erreur d’en acheter un neuf à gros prix, pour ensuite le lui racheter pour une fraction du coût. C’est ce que nous avons aussi fait pour toutes nos voitures. Elles ont toutes été achetées usagées, et nous ne l’avons jamais regretté. Vous n’avez qu’à faire inspecter la voiture par un mécanicien fiable et à en prendre soin, et elle fonctionnera à merveille.»

«En fait, d’ajouter Sue, si nous n’avions pas les moyens d’acheter quelque chose, nous ne l’achetions pas. Depuis le début de notre mariage, nous n’avons jamais traîné de solde de carte de crédit. Lorsque nous utilisons nos cartes, nous réglons le solde à la fin du mois. Un autre conseil de nos parents que nous adorons, mais que les banques détestent.

Voilà, la conclusion de cette rencontre avec un millionnaire automatique dans un prochain article.

Par Martin Raymond

Et vous, que pensez-vous du concept d’enrichissement «se payer en premier»?

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