Êtes-vous de la trempe de Buffet ou simplement chanceux?

 

Vous prenez connaissance des résultats annuels de votre portefeuille d’actions. À votre grande satisfaction, votre rendement annuel a surpassé celui de votre indice comparatif  7 fois durant les 10 dernières années. Vous êtes survolté et flottez sur un nuage, quand tout à coup, un ami vous dit: «tu as peut-être juste été chanceux, peut-être que c’est un coup du hasard».

Ouf! cette réplique vous ramène sur terre et vous force du même coup à explorer cette possibilité.

Hasard ou compétence véritable?

Voici, ci-dessous, un tableau qui met en comparaison le nombre d’années en surperformance d’une portefeuille d’actions sur 10 ans comparativement à son indice comparatif et la probabilité que le résultat soit dû uniquement au hasard.

Nombre d’années en surperformance par rapport à l’indice comparatif sur 10 ans Probabilité que cela soit dû au hasard seulement
5 24.608%
6 20.508%
7 11.719%
8   4.394%
9   0.977%
10   0.098%

*D’après les données recueillies dans le livre «Investir en toute logique» de Moshe A. Milevsky (p.32)

Investir en toute logique

Investir en toute logique

Comme on peut le voir dans le tableau ci-haut, la probabilité que votre résultat soit dû uniquement au hasard est de 11.719%.

À première vue, ce résultat peut paraître excellent, mais sachez que pour abandonner l’hypothèse du hasard au profit de celui de la causalité, les statisticiens ont établi un point de référence, qui se situe aux alentours de 5%.

Donc, selon eux, votre résultat, bien que paraissant excellent, n’est pas suffisant pour abandonner l’hypothèse du hasard seulement. Toujours selon eux, c’est à partir de 8 années de surperformance sur 10 ans que l’on peut établir que le résultat est attribuable aux bonnes compétences de l’investisseur et non au hasard, car à ce niveau, la probabilité que votre performance soit dû au hasard seulement descend sous les 5% à, 4.394%.

À titre d’exemple, le légendaire Warren Buffett a surpassé le S&P 500 à 22 reprises sur les 25 années d’existence du «Buffett Partnership».

Quelle est la probabilité qu’une telle performance soit uniquement le fruit du hasard?

La réponse: une chance sur 50 000 ou 0.00002%.

Devant un tel résultat, même le statisticien le plus exigeant du monde serait dans l’obligation d’avouer les compétences exceptionnelles de M.Buffett.

La marge de surperformance d’un investisseur, le point déterminant!

Maintenant, jetons un coup d’oeil, sur l’élément le plus déterminant de la compétence d’un investisseur, c’est-à-dire, la marge par laquelle, il réussit à surpasser son indice comparatif.

Marge de surperformance versus l’indice Probabilité que cela soit dû au hasard seulement
0.5% 42.98%
1.0% 36.18%
2.0% 23.97%
2.5% 18.84%
5.0% 3.85%
6.0% 1.69%

Il est intéressant de constater que même une marge de surperformance de 2.5% n’est pas un gage de la compétence d’un gestionnaire, car la probabilité que ce résultat soit uniquement attribuable au hasard est trop élevée à 18.84%, pour abandonner l’hypothèse du gestionnaire chanceux.

En réalité, ce n’est qu’à partir d’une valeur ajoutée de 5.0%, que les statisticiens abandonnent l’hypothèse du hasard au profit de celui de la causalité (de la compétence véritable), car à ce niveau de surperformance, la probabilité tombe sous le seuil de référence, à 3.85% exactement.

N’oubliez pas, cependant, qu’il s’agit du rendement d’une seule année. Le gestionnaire qui dépasse son indice de référence 7 ans sur 10 mais qui surclasse en même temps de 2.5% son indice comparatif, connaît une performance qu’une personne n’ayant aucune compétence en investissement ne pourrait reproduire. Bien que les situations, séparément, puissent relever du hasard, la combinaison des deux ne peut certainement pas reposer sur la chance.

Les investissements d’un gestionnaire comportent trois niveaux de performance

D’abord, et surtout, en acceptant le risque du marché des actions, qui fluctue, vous pouvez sans conteste, exiger de votre gestionnaire qu’il obtienne un taux de rendement annualisé supérieur à celui des investissements à long terme sans risque.

Deuxièmement, en confiant votre capital à une société de fonds communs ou à un gestionnaire financier donné, vous êtes en droit de demander qu’il surpasse plus souvent qu’autrement son indice de référence.

Et finalement, en échange de ratios de frais de gestion élevés, votre gestionnaire ou investisseur désigné doit surclasser son indice de référence par une marge supérieure aux frais de gestion qu’il vous facture.

Si votre gestionnaire ou investisseur désigné ne livre pas la marchandise sur ces 3 points ci-haut, il serait préférable pour vous de vous contentez d’investir dans un fond indiciel qui vous procurera au moins le rendement du marché moins un très léger pourcentage de frais de gestion.

Sachant tout cela, vous devriez toujours garder en tête la question suivante: «Quelles sont les probabilités que la performance de mon gestionnaire ou investisseur désigné soit attribuable uniquement à la chance?»

Plus le chiffre est bas, plus les service de celui-ci en valent la peine.

Par Martin Raymond

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