Quelle répartition de votre capital choisir à la retraite? (partie 1)

 

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La question comporte deux positions ardemment défendues.

D’une part, en raison de votre âge, vous avez en principe un horizon de placement plus limité et, par conséquent, vous devez éviter à tout prix d’essuyer des pertes qui pourraient survenir avec un portefeuille composé à 100% en actions.

D’autre part, si vous transférez vos placements dans des produits à revenu fixe, surtout en ces temps de bas taux d’intérêt, vos revenus diminueront peut-être au point de compromettre votre plan de retraite.

Allons y donc d’un hypothétique scénario pour tenter de déterminer la meilleure approche possible pour un retraité.

Quelle répartition du capital choisir à la retraite?

Vous venez de prendre votre retraite à l’âge de 65 ans et vous recevez une pension passablement intéressante (indexée à 2.5%, à titre d’exemple) qui devrait combler une bonne part de vos besoins financiers à chaque année.

De plus, en cotisant pendant de nombreuses années à votre régime enregistré d’épargne retraite (REER), vous avez accumulé un montant de 200 000$, qui se trouve actuellement investi dans des actions et des certificats de placement garanti (CPG).

Votre maison est libre d’hypothèque et vous n’avez aucune dette importante.

Après l’analyse de vos besoins en capital à la retraite, vous déterminez qu’il vous faut, en plus de votre pension, 7 500$ par année jusqu’à la fin de vos jours. Bien sûr, vous espérez que votre REER suffira à la tâche.

Avant de poursuivre, je dois préciser ce que signifie un montant supplémentaire de 7 500$ par année. Cette estimation prend en compte que les prix actuels, sur lesquels reposent vos besoins, resteront inchangés pendant toute votre retraite. Autrement dit, que le taux d’inflation sera de zéro pour les 20 à 30 prochaines années. Tout à fait ridicule, n’est-ce pas?

Il faut donc être responsable et prévoir un taux d’inflation d’au mois 2.5%. Dans l’exemple qui nous intéresse ici, vous débuterez donc avec 7 500$ de revenu supplémentaire la 1ère année, mais vous devrez ajuster, de 2.5% à la hausse, le montant à chaque année pour tenir compte de l’inflation.

De plus, un autre fléau guette votre 7 500$ annuel de revenu supplémentaire. Il s’agit de l’impôt. Donc, si vous prévoyez utiliser 7 500$ de capital retraite à chaque année, vous devrez probablement en retirer davantage pour défrayer l’impôt exigible sur vos retraits.

Par exemple, si votre taux d’imposition est de 50%, vous devrez retirer une somme supplémentaire annuelle de 7 500$ , soit un montant total de 15 000$ la première année. Tout cela peut sembler déprimant et exagéré mais voyez le bon côté des choses: votre capital a pu fructifier à l’abri de l’impôt durant de nombreuses années à l’intérieur de votre REER.

Récapitulons. Dans l’exemple ci-haut, vous disposez d’une pension intéressante indexée au coût de la vie, de 200 000$ dans un REER, et il faudra retirer 15 000$, majoré de 2.5% annuellement pour tenir compte de l’inflation et avant de déduire l’impôt.

Votre ratio besoin/fortune sera donc de 7.5% (15 000$/200 000$) la première année et augmentera à chaque année pour tenir compte de l’inflation.

Ce ratio est important car il vous donne un aperçu du type de rendement qu’il vous faudra pour satisfaire vos besoins à chaque année.

Revenons à la grande question. Est-ce que 200 000$ c’est assez pour satisfaire vos besoins financiers annuels, soit 15 000$ indexé à 2.5%?

Bien sûr, la réponse à cette question dépend de ce que vous faites avec les 200 000$ ou, plus concrètement, des placements que vous choisissez.

Voyons d’abord si vous pourrez vous contenter des intérêts et des dividendes. Sachant que les 200 000$ devront rapporter exactement 7.5% pour créer 15 000$, après inflation et avant impôt, la réponse à cette question est NON!

Le choix qui vous reste est simple: soit vous optez tout de même pour des placement sécuritaires sachant qu’un jour ou l’autre vous devrez empiéter sur votre capital initial – et peut-être manquer d’argent; ou vous pouvez faire des placements un peu plus audacieux qui répondront à vos besoin en terme de rendement. Évidemment, vous pouvez également décider de réduire vos dépenses.

La suite dans le prochain article où nous aborderons différents scénarios de répartition du capital une fois le moment de la retraite arrivé.

Par Martin Raymond

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