L’incontournable politique de placement

 

Simplicité – Transparence – Performance

Pour vous bâtir un portefeuille d’actions performant et vivre la retraite dont vous rêvez 

Faites-en l’essai, ce sera votre meilleur investissement à vie!

Le premier outil, le plus important pour tous les investisseurs boursiers, c’est la politique de placement. Le premier geste a posé pour l’investisseur boursier autonome, est d’écrire de façon détaillée sa politique de placement. Pourquoi? Parce que c’est la meilleure méthode pour ne jamais vous laisser submerger par vos émotions du moment.

De plus, durant votre vie d’investisseur en bourse, vous serez constamment sollicité par toutes sortes de méthodes d’investissement à la bourseune grande part semblant alléchantes et souvent contradictoires. Établir votre politique de placement personnelle, demeure la meilleure façon de vous protéger de toute cette pollution psychologique.

Quelques fois, lors des moments de période creuse , vous serez tenté de changer d’approche et de philosophie de placement, c’est précisément à ce moment-là, que la lecture de votre politique de placement prendra son importance. Elle vous ramènera à la base de vos notions d’investisseur en bourse et vous fera réaliser que les périodes creuses sont normales et même souhaitables pour l’investisseur focalisé avisé. Finalement, écrire noir sur blanc votre politique de placement vous empêchera d’être ce qu’on appelle «une girouette du placement».

Que contient une politique de placement?

À titre d’exemple, je vous soumets grosso-modo ma politique de placement personnelle avec mon portefeuille MIA Canadien.

1-Mon objectif global avec mon portefeuille en terme de rendement et de types d’entreprises à détenir.

Je vise de surpasser le rendement de l’indice boursier S&P/TSX (bourse de Toronto) par une marge de 3% et j’investis uniquement dans des entreprises de types piliers ou à croissance rapide cotées à la bourse de Toronto. Le nombre de compagnies simultanément en portefeuille est fixé entre 6 et 10. Je vise surtout l’appréciation du capital à long terme, par conséquent, les dividendes sont secondaires.

2-Ma philosophie de placement.

Ma philosophie de placement est l’investissement focalisé à long terme. Je bâtis un portefeuille avec des titres d’entreprises piliers et à croissance rapide en tentant des les acquérir au meilleur prix possible. Le but est de rester actionnaire de mes compagnies le plus longtemps possible et de profiter de leur croissance intrinsèque sur la durée. Je vends pour deux raisons principales: lorsque je me rends compte que je me suis  trompé sur la qualité de l’entreprise ou encore que cette dernière a perdu ses avantages compétitif et lorsque j’ai découvert un titre offrant de meilleures perspectives de rendement avec un risque moindre ou égal.

3-Mon horizon de placement:

Tous mes placements boursiers sont effectués avec un horizon de placement d’au moins 5 ans, et préférablement plus. En fait, lorsque j’achète un titre, je le fais toujours comme si j’achetais la société pour la détenir en permanence. Pour ce qui est de l’horizon temporel du portefeuille dans son ensemble, il s’étend en décennies, soit plusieurs générations. Cet horizon doit me guider et me rassurer lorsque la bourse subit ses périodes de dépression passagères, comme c’est son habitude.

4-Mon processus de placement:

Mon processus débute avec le suivi des titres en portefeuille et de leur compétiteurs. Je lis plusieurs publications financières dans le but de découvrir de nouvelles entreprises intéressantes pour ma liste de suivi des titres. Par la suite, si une compagnie s’avère intéressante, je procède à une analyse fondamentale complète de la société. Si l’analyse fondamentale est concluante, je procède à une analyse de son potentiel de rendement sur 5 ans. Ce sont les résultats de ces deux analyses, qui détermineront si j’investirai dans le titre ou bien le mettrai dans ma liste de suivi en attendant un meilleur prix d’acquisition.

5-Les raisons pour vendre un titre:

-Quand mon scénario d’achat n’est plus en vigueur ou que je me rends compte que j’ai fait une erreur d’évaluation.

-Quand j’ai identifié un titre plus intéressant dans ma liste de suivi, en tenant compte des éléments intangibles tels que: le risque et la profondeur de la connaissance du secteur d’activité.

-Quand le titre est devenu trop important dans le portefeuille (plus de 25%), je réduis sa pondération.

-Quand le titre est beaucoup trop cher par rapport à son potentiel de croissance.

6-La diversification:

Je m’engage à investir au maximum 15% de mon portefeuille dans un nouveau titre et à réduire sa proportion lorsqu’un titre dépasse les 25%, sans exception. Ainsi, j’aurais toujours au moins 6 titres en portefeuille et jamais plus de 10, préférablement dans différents secteurs de l’économie sauf les secteurs cycliques tels que: les ressources naturelles, soit les secteurs minier, pétrolier et aurifère. Je n’aime pas le fait que la performance de ces secteurs dépende presque uniquement de la croissance économique et qu’ils n’offrent aucun avantage compétitif durable. Le portefeuille est toujours investi en actions à 100%.

7-Le rééquilibrage du portefeuille:

Au besoin, je rééquilibre mon portefeuille pour respecter les pondérations précisées dans la politique de placement.

8-L’évaluation du portefeuille:

J’analyse la performance de mon portefeuille quatre fois par année, soit après chaque trimestre. Premièrement, j’analyse la performance globale du portefeuille et en second lieu, je procède à une analyse titre par titre. Pour analyser la performance de mon portefeuille, je la compare à celle de l’indice boursier S&P/TSX(Bourse de Toronto). Pour l’analyse des titres, je compare les résultats avec mes attentes en début d’année, au niveau de la performance intrinsèque (bénéfices) et au niveau de la performance boursière. Si il y a une différence marquée entre mes prévisions et les résultats réels, il y a peut-être un problème avec l’entreprise, donc, je revois le dossier méthodiquement et, par la suite, je décide si je demeure actionnaire ou si je vends le titre.

9-La fiscalité (les impôts):

Comme je priorise les comptes CELI et REER, pour moi, l’impact fiscal des ventes de titres (gains ou pertes en capital) est nul.

Voilà! ne tardez plus, rédigez votre politique de placement et vos résultats d’investissement en bourse n’en seront que meilleurs.

Par Martin Raymond

Avez-vous rédigé votre politique de placement?

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