Savoir résister à l’impératif institutionnel

 

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Sachant qu’un dirigeant d’entreprise, peut gagner en sagesse et en crédibilité en faisant face à ses erreurs, pourquoi tant de rapports annuels proclament-ils uniquement les réussites. Pourtant, tous les dirigeants d’entreprises se trompent un jour et tenter de convaincre les actionnaires du contraire, c’est les prendre pour des idiots.

Mais bon, il existe une force obscur dans la gestion d’entreprise que l’on appelle: l’impératif institutionnel, une force qui pousse les dirigeants à éviter d’affronter la vérité, la réalité.

Pourtant, les grandes écoles de finances enseignent à leurs élèves un concept qui dépeint les dirigeants d’entreprises comme des individus honnêtes, intelligents et rationnels. Cependant, la réalité est souvent tout autre.

Quand l’impératif institutionnel se mêle à la danse, la logique et la rationalité des dirigeants laissent souvent place à l’improvisation et à l’imitation.

Selon l’illustre investisseur Warren Buffett, l’impératif institutionnel existe quand:

-une société résiste à tout changement dans sa conduite actuelle;

-n’importe quel désir financier d’un dirigeant, irréfléchi ou non, est rapidement appuyé par des études stratégiques de rentabilité préparées par ses troupes;

-le comportement des compagnies analogues, peu importe qu’elles prennent de l’expansion, qu’elles fassent des acquisitions ou qu’elles établissent la rémunération de leurs dirigeants, est imité de façon irréfléchie.

C’est M.Jack Ringwalt, dirigeant de National Indemnity, qui fit découvrir à Buffett le pouvoir destructeur de l’impératif institutionnel.

En effet, Ringwalt se retira du marché et refusa de souscrire des polices d’assurance durant une certaine période. Cependant, durant cette même période, la majorité des compagnies d’assurance ont continué à le faire à des conditions qui donnaient des rendements inadéquats ou pire, des pertes.

À cette époque, réalisant la logique et la rationalité de la décision de M.Ringwalt, Buffett modifia d’une manière implacable la direction de sa filiale «Mutual Savings», alors qu’il était flagrant que la stratégie de l’industrie des institutions d’épargne et de crédit menait droit au désastre.

La plupart des dirigeants d’entreprises ne veulent pas avoir l’air ridicule et exposer leur compagnie à des pertes trimestrielles, pourtant nécessaires. D’autres au comportement de mouton (suivre la foule) sont encore capables de réaliser des profits trimestriels même en sachant, que si ils persistent, ils se dirigent certainement vers la catastrophe.

Ce n’est pas facile de changer sa conduite. C’est souvent moins compliqué de suivre les autres sur le chemin menant à l’échec, en se disant que de toute façon tous vont périr.

Toutefois, un dirigeant d’entreprise ayant une bonne faculté de communication devrait être capable de convaincre les actionnaires d’accepter une perte à court terme, si cela signifie des résultats supérieurs à long terme.

Succomber à l’impératif institutionnel

Plusieurs dirigeants d’entreprises plutôt que de faire face de façon logique et rationnelle à leurs obligations de bonne gérance d’entreprise, vont décider d’y aller d’actions illogiques et irrationnelles.

Les mauvais comportements:

-être un dirigeant spéculateur qui procède à des acquisitions d’entreprises à la hâte sans bien évaluer l’impact financier et opérationnel sur l’entreprise.

-être un dirigeant copieur qui épie constamment ses concurrents et tente de les imiter à outrance, ce genre de comportement mène souvent à l’hyperactivité et démontre clairement un manque de vision et de leadership sectoriel.

-être un dirigeant qui surestime ses capacités de gestion, à l’occasion, il faut savoir lâcher prise et rester rationnel.

En terminant, gardez toujours à l’esprit ceci « si vous voulez vous enrichir en bourse sur le long terme, misez sur des sociétés dont les dirigeants ont démontré leur habilité à résister à l’impératif institutionnel ».

Par Martin Raymond

Pour vous, quel est l’importance de résister à l’impératif institutionnel en tant que dirigeant d’entreprise?

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