Les raisons qui me font préférer le CELI au REER pour mes premiers 5 500$ d’épargne annuelle

Il y a quelques années encore, la vie était simple. Lorsque l’on décidait d’épargner du capital et d’investir en bourse, on ouvrait un compte REER autogéré et on y contribuait le montant épargné année après année. Cependant, depuis 2009, un deuxième choix s’offre à nous, le fantastique compte d’épargne libre d’impôt «CELI». Histoire de mieux comprendre les tenants et aboutissants de ces deux produits, analysons-les individuellement.

1-LE REER: (18% du revenu avant impôts ou un maximum de 26 010$ pour l’année 2017, plus vos droits de contributions accumulés)

Quand vous faites une contribution à votre REER, vous pouvez la déduire de votre revenu imposable. Les investissements faits à l’intérieur du régime croissent à l’abri de l’impôt tant qu’ils y demeurent. Cependant, quand vous retirez des montants directement de votre REER, de votre  FEER (si converti en FEER) ou de votre rente viagère (si converti en rente viagère), ils deviennent imposables.

Je suis toujours sidéré de voir combien de personnes ne comprennent pas entièrement ce dernier point. En effet, plusieurs personnes classent du côté de l’actif le montant intégral de leur REER, sans tenir compte des impôts à payer qui devraient figurer du côté du passif de leur bilan. Vous avez peut-être 250 000$ dans votre REER, mais vous avez aussi un partenaire, le gouvernement, qui attend patiemment sa juste part, et vous ne pourrez pas vous en sauver, donc il faut la comptabiliser, au bilan, dans votre passif.

2-LE CELI: (5 500$ pour l’année 2017, plus vos droits de contributions accumulés depuis 2009)

Essentiellement, le CELI est l’inverse du REER. Vous y contribuez en dollars après impôts. De façon plus claire, vous ne recevrez aucune déduction d’impôts pour vos contributions. Par contre, une fois que l’argent est à l’intérieur de ce plan, il ne fait pas que croître à l’abri de l’impôt, il en ressort aussi libre d’impôt. Aucun impôt, jamais. Quoi de plus formidable!

Les caractéristiques du CELI:

• Le CELI a été créé en 2009.

• Contrairement au REER, les contributions à un CELI ne sont pas déductibles du revenu.

• La croissance et les retraits sont à l’abri de l’impôt, mais les pertes ne sont pas déductibles.

• Pour contribuer à un CELI, vous devez avoir au moins 18 ans, être résident fiscal du Canada et avoir un numéro d’assurance sociale (NAS) valide au Canada.

• Les droits inutilisés sont reportables indéfiniment.

• Lorsque vous retirez une somme de votre CELI, le montant du retrait sera ajouté à vos droits de cotisation l’année suivante.

• En 2017, un contribuable éligible au CELI depuis sa création (2009) et qui n’y a jamais contribué a accumulé des droits de cotisation de 52 000 $.

• Les revenus de placement gagnés dans un CELI et les retraits du CELI n’ont aucune incidence sur l’admissibilité aux prestations socio-fiscales fédérales ou québécoises. Ils n’affectent pas non plus l’admissibilité aux crédits d’impôts fédéraux et québécois fondés sur le revenu.

• Au décès, l’actif déjà détenu dans un CELI peut être transféré au CELI du conjoint survivant sans diminuer ses droits de cotisation.

• Les sommes accumulées dans un CELI ne font pas partie du patrimoine familial.

Les limites du CELI:

• Vos contributions sont limitées à vos droits accumulés depuis 2009 ou depuis vos 18 ans.

• Les revenus d’entreprise provenant d’activités de « day trading » sont imposables, même s’ils sont dans un CELI.

• Si vous avez atteint votre limite de cotisation et effectuez un retrait, vous ne récupérerez pas vos droits avant la prochaine année civile.

Quand le gouvernement fédéral à mis sur pied le CELI, il a produit un tableau similaire à celui-ci:

CELI REER
Revenu avant impôts 5 000$ 5 000$
impôt 2 000$        0$
Contribution nette 3 000$ 5 000$
Valeur, 20 ans plus tard, à un taux de croissance de 6% 16 813$ 28 022$
Impôt sur retrait (40%)*  0$ 11 209$
Retrait net 16 813$ 16 813$

*le taux marginal d’imposition : le taux sur le dernier dollar de revenu.

Le tableau ci-haut montre que si votre taux marginal d’imposition au moment de faire votre contribution est le même que celui au moment de faire votre retrait de votre REER, le CELI et le REER fonctionnent aussi bien l’un que l’autre. Dans le même ordre d’idée, si votre taux marginal d’imposition est plus bas au moment de faire vos retraits  qu’au moment de la contribution, le REER sort gagnant. À l’inverse, si votre taux marginal d’imposition est plus élevé au moment du retrait qu’au moment de faire votre contribution, le CELI sort gagnant.

Facile, non? Il ne vous reste qu’à déterminer quel sera votre taux marginal d’imposition au moment d’effectuer vos retraits et à baser votre décision là-dessus. Malheureusement, la réalité est tout autre et je vous explique pourquoi. Pour que nos conclusions énumérées ci-dessus soient véridiques, il faut que les gens investissent leur remboursement d’impôt dans leur REER, mais la réalité, c’est que la grande majorité des gens vont plutôt préférer le dépenser pour s’offrir un bien ou un service quelconque.

Donc, si on tient compte de ce fait véridique et très répandu, notre tableau du début ressemblerait plutôt à ceci:

CELI REER
Contribution en dollars après impôts 5 000$ 5 000$
Valeur, 20 ans plus tard, à un taux de croissance de 6% 28 022$ 28 022$
Impôt sur retrait (40%)*        0$ 11 209$
Retrait net 28 022$ 16 813$

Wow! le CELI frappe fort!

«C’est injuste, me direz-vous, vous oubliez d’inclure le remboursement de 2 000$ d’impôt provenant de ma cotisation REER.

Non, je ne l’ai pas oublié. c’est maintenant un divan ou un air climatisée murale ou un voyage en Floride.

C’est correct. Je ne dis pas que c’est de l’argent gaspillé mais ces 2 000$ ne vous aideront pas à planifier votre retraite et ainsi, dans ce scénario, du point de la planification financière, le CELI est le vrai gagnant.

Pour conclure, si vous optez pour le REER, assurez-vous d’investir votre remboursement d’impôt dans votre régime, sinon optez pour le CELI, qui représentera pour vous un choix beaucoup  plus judicieux sur le long terme pour amasser du capital et investir à la bourse.

Par Martin Raymond

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2 Commentaires
  1. 1 octobre 2016
    • 1 octobre 2016

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