Deux bonnes raisons de défendre une attitude paresseuse

La méthode d’investissement en bourse que je pratique, soit l’investissement focalisé, est obligatoirement une approche de l’investissement à long terme. Si vous me demandiez ce que je considère comme étant une période de détention idéale pour mes actions, je vous répondrais «idéalement, pour toujours» ou du moins, tant que l’entreprise sous-jacente continue de produire des résultats économiques supérieurs à la moyenne des sociétés et que les dirigeants allouent de façon rationnelle les profits de l’entreprise.

Rares sont les investisseurs qui considèrent l’inactivité comme un comportement intelligent. Pourtant, ni moi ni la grande majorité des hommes d’affaires ne considéreraient d’échanger telle ou telle filiale très rentable parce qu’une légère hausse du taux directeur a été prévue ou parce que quelques experts auraient changés d’opinion sur le marché.

Pourquoi donc faudrait-il qu’il en soit autrement si nous parlons d’une part minoritaire que nous détenons dans une entreprise remarquable?

Je pense que lorsque l’on est actionnaire d’une superbe affaire, la dernière chose que l’on souhaite faire, c’est de la vendre.

Prenons comme exemple, quelqu’un qui prend un intérêt sur , environ 10% des profits futurs d’un certain nombre de joueurs de hockey junior prometteurs. Seul quelques uns d’entre eux atteindront la ligue nationale de hockey, et la participation qu’aurait acquise l’investisseur sur ces derniers parviendrait à représenter la portion dominante de son flux de redevances monétaires.

Prétendre que l’investisseur devrait revendre une partie de ses investissements les plus productifs pour la simple raison qu’ils représentent la valeur dominante de son portefeuille, reviendrait précisément à suggérer aux Canadiens de Montréal d’échanger Carey Price parce qu’il est devenu le joueur par excellence de son équipe.

Cette façon «Paresseuse» d’aborder la gestion de portefeuille peut paraître étrange à ceux qui prônent l’achat et la vente de leurs actions à répétition, mais elle porte en elle deux avantages économiques importants, outre qu’elle permet à son capital de s’apprécier à un rythme supérieur à la moyenne.

1-Elle aide à diminuer les coûts associés aux transactions.

2-Elle augmente la rentabilité après impôts.

Chacun de ces avantages a en lui-même beaucoup d’importance, et leur bénéfice combiné est encore plus grand.

Par Martin Raymond

Êtes-vous en accord avec une approche paresseuse de la gestion de portefeuille?

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2 Commentaires
  1. 4 octobre 2016
    • 4 octobre 2016

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