Avec les médias, la modération a bien meilleur goût

 

Loin d’être parfait, les médias représentent un outil à utiliser avec bon sens et modération. L’implication des médias dans le contexte des marchés boursiers est primordiale. Voilà la raison de cet article.

La tendance à la démesure

Une crise a frappé les États-Unis en 2008, alors que les banques avaient poussé l’obtention de crédit aux particuliers à des niveaux extrêmement dangereux en surévaluant grandement leurs actifs immobiliers. À ce moment-là, une majorité d’individus, parmi lesquels des investisseurs, croyaient que les États-Unis étaient au bord de l’écroulement.

Douze mois plus tard, j’ai réalisé que bien des investisseurs avaient déjà oublié cette crise. Imaginez quel en sera leur souvenir dans quelques années.

Je pourrais vous fournir de multiples exemples de la sorte. Les médias, avec leurs manchettes qui passent à répétition, ont tendance à exagérer, quand ils ne sont pas carrément dans l’erreur. Or, avez-vous déjà vu un seul message d’excuse de leur part, du genre: «Désolé chers téléspectateurs/lecteurs, nous avons paniqués pour rien»? Non. Pourtant, influencés par ces nouvelles accablantes, beaucoup d’investisseurs en panique ont liquidé des titres.

Attacher une trop grande importance à ce qui est véhiculé dans les médias, vous amènera beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages.

Une excellente source d’informations, mais…

Les médias, malgré leurs côtés pervers, sont une source d’informations indispensable pour l’investisseur en bourse. Ils se révèlent des sources d’informations riches sur les entreprises, leurs dirigeants, les marchés boursiers, les multiples économies et secteurs, etc.

Avec internet, par exemple, nous pouvons demeurer informé 24 heures par jour, 365 jours par année. Cependant un gros problème persiste, la quantité incroyable d’informations non pertinentes qui y circule est vraiment époustouflante.

Il faut donc toujours filtrer l’information provenant des médias, et cet exercice de filtration sera plus efficace si vous êtes conscient des limites des médias.

Par exemple, je peux vous assurer que les médias ignorent qui a raison ou tort concernant l’évolution des marchés boursiers, de l’économie, des taux d’intérêt, du taux d’inflation, du taux de chômage, etc. Il est certain aussi que les fabuleux «experts» qui s’y expriment ne le savent pas non plus.

Rappelez-vous les spécialistes qui recommandaient d’acquérir le titre de Nortel Networks au début de 2000, juste avant que le titre ne dévisse de 95% et ne remonte plus jamais.

Le problème, c’est que tous ces spécialistes/experts, des meilleurs jusqu’aux pires, pataugent dans les médias et nous inondent d’informations. Le défi consiste à départager le bon grain de l’ivraie.

Séparer les bonnes et les mauvaises informations

L’investisseur ne doit jamais tenir pour acquis qu’un expert cité est compétent. Je vous conseille fortement de mettre ses propos en veilleuse, le temps de les analyser. Peu importe l’individu qui émet des commentaires, moi inclus, il faut toujours s’en tenir aux faits.

Vous devriez utiliser les commentaires et les affirmations des experts comme une matière première brute à être utilisée selon vos besoins, vos convictions et en fonction de ces principes simples:

1- Les conclusions et les prédictions des experts sont souvent bonnes pour la poubelle.

2- Les faits peuvent être pris en considération, mais ils sont toujours à vérifier.

3- Si ces faits vérifiés le justifient, vous pouvez modifier votre vision et vos perspectives.

4- Vous devez toujours vous faire votre propre idée et tirez vos propres conclusions en utilisant les informations fournies par les experts. Vous ne déléguez jamais cela à qui que ce soit!

Par Martin Raymond

Avez-vous tendance à trop vous fiez à ce que vous entendez dans les médias?

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