Comment s’enrichir en Bourse sur le long terme : dividende ou rachats d’actions

Cet article vous est proposé par Sovanna SEK qui est l’auteur des blog  ZENBOURSE.com et investir-en-actions.com

Comment s’enrichir en Bourse sur le long terme : vous l’avez souvent entendu, lu et relu ce titre captivant. N’est-ce pas vrai ? Vous ne savez pas faire la part des choses entre ce qui marche et ce qui foire.

Vous êtes nombreux à tomber dans le panneau à vouloir agrandir rapidement votre capital. Vous pouvez avoir la chance du débutant dans un premier temps. Dans la durée, procédez de cette façon sans avoir une stratégie concrète, c’est courir à l’échec. Puis vous risquez également d’augmenter votre stress.

Vous voulez atteindre cet objectif avec simplicité et sérénité. Vous avez deux moyens.

Le premier est de générer des revenus passifs via le dividende. Le second est de bénéficier indirectement des rachats d’actions faits par l’entreprise. La combinaison des deux existe.

Maintenant, vous souhaitez savoir quel est le moyen le plus efficace pour vous enrichir sur le long terme.

Lançons le débat entre les dividendes et les rachats de manière constructive.

Le dividende : un bon indicateur sur la qualité de l’entreprise

Le dividende est la rémunération en contrepartie du risque que vous prenez. Ils participent à la rentabilité de votre investissement.

Bonne nouvelle. Il tend à être moins volatil que le cours d’une action. En cas de périodes chaotiques sur les marchés financiers, vous pouvez le considérer comme un airbag. Bref, vous enrichir avec le dividende est plus zen.

Vous allez voir qu’il vous donne des signes avant-coureurs afin de savoir si vous avez à faire à une belle ou mauvaise valeur.

La croissance du dividende, c’est la confiance et stabilité pour l’investisseur de long terme

Lorsque vous avez une valeur qui distribue régulièrement un solide dividende quel que soit le cycle économique, cela démontre qu’elle gère bien sa trésorerie et trouve le juste équilibre entre création de valeur pour l’actionnaire et son business.

Le chiffre d’affaires et les bénéfices sont certes importants au niveau de la pérennité de l’entreprise. Mais ayez à l’esprit que la trésorerie importe le plus sur le long terme. Warren Buffett fait la concession que c’est le premier élément financier qu’il regarde.

Le dividende, synonyme de discipline de la part du management

Soyez rassuré. Le dividende est généralement payé par la trésorerie de l’entreprise. Vous recevez un revenu sain.

Mais vous souhaitez avoir le cœur. Vérifiez au départ qu’elle a un free cash flow positif. Puis à l’arrivée, analysez le pourcentage du dividende par rapport au BPA (Bénéfice net par action), le payout ratio. Sur une période minimum de 5 ans, ce serait bien qu’il ne dépasse pas en moyenne la barre de 70 %.

Si vous voyez à moyen-long terme que le BPA baisse et le dividende augmente, vous avez de fortes que les fondamentaux de l’entreprise soient dégradés. Voici un exemple avec Coca Cola. Cela passe de commentaires pour l’instant.

Le dividende est taxé par le fisc. Et alors ?

Les fervents des rachats d’actions vont profiter pour vous dire que le dividende n’échappe pas au fisc. Est-ce que cela joue sur votre manière de vous enrichir en Bourse à long terme ?

Soyons honnête. Vous ne pouvez pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Arrêtez d’avoir le focus sur la fiscalité. En France, vous pouvez l’optimiser en ouvrant un PEA. Le bémol est que vous pouvez appliquer uniquement sur des actions de l’Espace Économique Européenne.

Les belles entreprises ont peu de chances de réduire ou suspendre le dividende

Vous dites que c’est de la théorie de pacotille. En pratique, cela se vérifie globalement sur plusieurs décennies.

Les belles entreprises parviennent à distribuer un dividende de qualité parce qu’elles ont posé de solides fondations sur leur business avec une récurrence à la clé. Leur niveau de barrières d’entrée est élevé pour dissuader l’arrivée de nouveaux concurrents. Ce qui leur permettent d’affronter les tempêtes économiques, financières, géopolitiques et monétaires avec résilience.

Les rachats d’actions : Méfiez-vous des bruits de couloir

Il y a beaucoup de polémiques autour les rachats d’actions depuis ces dernières années. De nombreuses personnes pensent qu’ils ont pour but de faire monter les marchés financiers. D’autres supposent que les entreprises cotées font du favoritisme aux actionnaires au détriment de leur business.

Malgré tout, mettons les choses au clair sur cette ingénierie financière dont raffole Warren Buffett.

Comment fonctionnent les rachats d’actions

Les entreprises investissent une partie de leur trésorerie pour racheter leurs propres actions. En réduisant le nombre d’actions en circulation, cette ingénierie financière permet de soutenir le cours de l’action et augmenter mécaniquement le BPA.

Mon explication est simpliste. Je pense que cela mérite des éclaircissements à propos de son objectif. Vous allez les découvrir tout de suite.

Création de valeur pour l’actionnaire : Je veux bien vous croire

Les bruits de couloir prétendent que les rachats d’actions ont pour but de créer de la valeur pour l’actionnaire. Sauf que vous ne voyez pas en temps réel et c’est difficile à le vérifier.

Cela a plus de sens si la cours de l’action est nettement sous-valorisée. Néanmoins, lorsqu’une action est sous-valorisée, il y a de fortes chances que les fondamentaux se soient dégradés depuis un bon moment. Et cela empêche l’entreprise à procéder à des rachats d’actions.

L’idéal serait de trouver des actions sous-valorisées avec un business solide. Honnêtement, vous n’allez pas en trouver à chaque coin de rue.

Si l’action est survalorisée, les rachats d’actions sur une longue période peuvent détruire la création de valeur pour l’actionnaire. Vous pouvez supposer que le management peine à trouver des relais de croissance pour assurer la pérennité de l’entreprise.

Les rachats d’actions peuvent être d’ordre technique

Vous pensez que c’est un super prétexte pour maquiller à la hausse, le cours de l’action. Eh bien, détrompez-vous !

Les rachats d’actions peuvent être utilisés pour compenser l’augmentation du nombre d’actions en circulation lorsque le management exerce leur droit sur les stock-options. Avis aux détracteurs, ils servent donc à compenser la dilution du capital.

Les rachats d’actions souvent financés par de la dette

C’est une vérité que vous ne pouvez pas ignorer.

Oui. Grâce à la politique monétaire des taux bas, les entreprises se sont données à cœur joie pour racheter leurs propres actions avec de la dette.

Le graphique nous montre que le pourcentage des rachats d’actions par la dette des entreprises du S&P 500 est proche des sommets de 2001 avec une croissance des BPA en baisse.

Vous remarquerez également que c’est un éternel recommencement. Vous devez vous concentrer sur les fondamentaux de l’entreprise au lieu d’être émerveillé par cette ingénierie financière.

En bref, les rachats d’achats d’actions financés de cette façon ne sont pas sains à terme. Vous serez assez grand de savoir que l’entreprise dégrade sa structure financière. Si vous rajoutez une hausse du coût de l’emprunt, l’effet de levier peut coûter cher en cas où les profits ne répondent pas présent.

Pourquoi préférer le dividende pour vous enrichir en Bourse sur le long terme

Avec pragmatisme, je vote pour le dividende. Pourquoi ?

Vous avez constaté que les rachats d’actions sont une ingénierie financière dépendante de l’humeur du cycle économique. Si elle est utilisée pour des raisons aléatoires comme soutenir artificiellement le cours de l’action déjà survalorisé, cela s’avère contre-productif.

La création de valeur pour l’actionnaire n’est pas garantie. Sans jouer les détracteurs, ils peuvent maintenir l’attractivité du cours de l’action en termes de valorisation. Le but de cette manœuvre est que les investisseurs institutionnels s’y intéressent à tort ou pas. Ce qui tend à terme à une mauvaise allocation de leur portefeuille en période d’euphorie sur les marchés financiers.

Le dividende représente le rendement tangible de votre investissement. Le plus rassurant est qu’il est contra-cyclique. Cela vous étonne ! Mais jetez un œil sur l’évolution du dividende des multinationales sur plusieurs décennies. Vous allez constater par vous-même qu’elles ont la capacité de maintenir un dividende stable ou en croissance en temps de crise.

Certes, le dividende n’est pas 100 % sûr. Toutefois, vous pouvez trouver des arguments solides pour que les entreprises ne soient pas obligées de le réduire ou supprimer. En quelque sorte, considérez le dividende comme un contrat de confiance entre l’actionnaire et l’entreprise.

 

2 Commentaires
  1. 28 avril 2017
    • 13 mai 2017

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