Pour s’enrichir il existe deux leviers distincts. Soit en réduisant ses dépenses par rapport à ses revenus pour se constituer une épargne. Soit en lançant des stratégies pour augmenter régulièrement ses revenus. Quelle meilleure méthode ? Explication.

Épargner ou investir : quel profil choisir ?

Selon une étude Américaine, les deux tiers des ménages ne possèdent pas plus de 300$ disponible sur leur compte bancaire. Aussi surprenant soit-il, et bien que ce chiffre provienne d’outre-Atlantique, il est fort probable de retrouver ces statistiques en Europe. Pour la majorité, cette situation rend difficile la préparation de futurs projets ce qui limite la liberté d’action comme les loisirs. D’autres s’efforcent à réduire leurs dépenses courantes pour se constituer une épargne conséquente. Au fur et à mesure, ils la placent sur un livret en attendant que les intérêts pérennisent leur capital.

Bien que ce comportement semble plus vertueux que le premier, les seules actions possibles se limitent aux niveaux de ses dépenses. Dans ces conditions, aucun autre levier ne vient aider le particulier qui recherche à améliorer ses conditions, car même en réduisant de 10% ses dépenses, la constitution d’un capital conséquent parait difficile. Un exemple : si un ménage qui dispose de 3 000€/mois de ressource épargne 300.00€ ils ne cumuleront que 3 600€/an. A première vue cela parait intéressant, mais pour acquérir une nouvelle voiture ou encore se prémunir d’une mauvaise période ce capital risque de vite flambé comme neige au soleil. Pire encore, avec des taux d’intérêt proches de 0 et une inflation de 1%, il perd en réalité de l’argent. Face à ce problème certains cherchent à améliorer leurs revenus en prenant un second travail ou en demandant des heures supplémentaires à leurs employeurs. Toutefois, cette solution semble provisoire car le temps disponible ne se décrète pas.

Investir : meilleur stratégie pour développer son capital

Seul option possible pour quelqu’un qui désire améliorer son quotidien : risquer son capital pour accroître ses ressources. Avec ce type de profil, l’investisseur multiplie les leviers à sa disposition. Dans un premier temps il réduit ses dépenses au sens strict pour se concentrer sur sa discipline.   Une fois les objectifs déterminés, il organise ses finances pour accroître le cash-flow nécessaire pour lancer sa stratégie d’investissement. Contrairement aux idées reçues, l’attitude d’un investisseur ne nécessite pas tant au départ de fortunes personnelles. Après tout, JP Morgan démarra son activité de banque d’investissement en prêtant quelques dollars à des fermiers. Pour un investisseur, l’emprunt lui permet d’assouplir son budget finances et s’en sert comme d’un outil financier (un autre levier supplémentaire). Combien d’entreprises ou d’états utilisent le crédit pour échelonner leurs mensualités et réduire le coût de la dette.

Des entreprises d’intermédiation financières spécialisées en rachat de crédit comme solutis interviennent à juste titre pour apporter un peu plus de marge de manœuvre dans ses finances. Cette stratégie parait surtout intéressante au début de son positionnement bien que moins attractive sur le long terme. En comptant sur les revenus croissant, l’investisseur espère réduire ses emprunts ou se servir à nouveau de ce levier pour disposer accroître davantage ses ressources.

Investir : une attitude qui maîtrise l’épargne, la défiscalisation et le risque

Dans un monde qui dénonce l’évasion fiscale, il est cependant de notoriété publique qu’une personne qui augmente ses ressources à la possibilité de réduire sa pression fiscale. Là encore l’investisseur dispose d’un levier supplémentaire. La magie dans tout cela, c’est qu’un investisseur réduit davantage sa pression fiscale alors qu’il réinjecte des liquidités pour accroitre ses revenus. Par exemple, en investissant dans une entreprise non côté on peut déduire de 15% du montant de son imposition. En sachant que la gestion des supports non côtés peut s’intégrer au régime du PEA sous certaines conditions, on peut bénéficier des avantages fiscaux de ce type de produit.

En conséquence, faire croître ses ressources vise à développer ses leviers d’action. Le but étant de faire travailler son argent plutôt que de travailler pour l’argent, l’investisseur adopte une discipline et une résilience pour se construire le patrimoine qu’il désire. Attention tout de même de garder une  certaine persévérance lors des coups de bambou pour ne pas perdre le cap.